mardi 8 avril 2014

Kite surf!

mes chers lecteurs, je vous salue!

J'ai commencé la rédaction de cet article à Hamata, au camp de caravane (ça ne s'invente pas), mais me voilà obligée de tout remanier suite au commentaire de ma sœurette sur mon dernier post (j'en profite pour souligner la spiritualité de ma belle sœurette).

*edit*  le commentaire en question a été effacé comme le reste suite à une erreur de ma part, tout ceci perd de son sens du coup, mais peu importe, on va pas se laisser abattre.

j'ai donc commencé les cours dès mon arrivée. J'avais réservé un cours accéléré (8h au lieu de 12) et ça a suffit à me faire gérer mon kite et sortir de l'eau. Il a fallu trois jours pour faire ces huit heures de cours, parce qu'en kite surf, il faut du vent et malgré que cet endroit est réputé pour être venté la plupart du temps, il ne l'était pas assez durant les trois premiers jours.

Alors les cours évidemment c'est bien. Mais nous étions trois élèves avec une monitrice super chouette, et on avait deux kites pour trois, donc il fallait parfois attendre son tour et ça c'est nul, parce que quand on y est, on n'a qu'une envie c'est d'essayer d'arriver à quelque chose! C'est la raison pour laquelle dès la fin des huit heures de cours, j'ai préféré continuer toute seule.

Il m'a fallu deux jours pour arriver à vraiment sortir de l'eau et avancer sur de grandes distances. Pendant ces deux jours, j'ai eu mon lot de découragement et de frustrations mais grâce à mes copains allemands et autrichiens j'ai tenu bon et j'ai fini par y arriver. ce jour-là, j'avais un bête sourire toute la journée, comme un gamin dans une chocolaterie.

Quand on voit les gens qui maîtrisent se lancer, ça paraît si facile et si naturel! Je peux vous assurer que ça ne l'est pas! Mais à cœur vaillant rien d'impossible! Il suffit d'un déclic et puis ça va tout seul. Avant que ce déclic ne daigne se produire, j'ai quand même un peu souffert. C'est pas évident, il faut gérer le kite, faire en sorte qu'il ait suffisamment de force pour sortir de l'eau, mais en même temps il faut être prêt avec la board au pieds, et se lever au bon moment tout en gardant le kite au bon endroit et en faisant attention à tous les gens autours, bref c'est compliqué.

Et puis au début, il y a le "walk of shame" qu'on pourrait audacieusement traduire par "la marche de la honte". Mais de quoi s'agit-il donc, vous écriez-vous! je vous explique.

Au début en kite, on apprend à sortir de l'eau et la seule option possible au niveau de la direction est d'aller dans le sens du vent. C'est relativement facile d'aller sur le côté (quel que soit le côté) mais toujours globalement par là où le vent souffle. Après, on peut remonter le vent mais c'est vraiment l'étape suivante. Je vais vous faire un dessin!


comme vous pourrez le constater, j'ai un vrai talent mais j'ai peu de mérite, c'est grâce à l'écran tactile de mon ordi que j'arrive à de telles prouesses!

Donc imaginez que je commence au point A. Le vent soufflant dans la direction indiquée m'envoit quoi que je fasse vers le point B. Et c'est la qu'il faut se résoudre à sortir de l'eau et marcher jusqu'au point A, parce que on n'est pas encore capable de remonter au vent. C'est ce qu'on appelle le walk of shame. Enfin je sais pas si c'est une appellation universelle mais je l'ai baptisée comme ça. J'aimerais pouvoir vous dire que sur la fin, je ne devais plus la faire mais ce serait mentir. par contre je peux vous dire que je le faisais de moins en moins souvent, parce que j'arrivais à remonter un petit peu, ou en tout cas à pas trop m'éloigner. enfin bref, j'ai quand même fait beaucoup de progrès.

Sinon l'endroit était vraiment sympa. La plage avec le village, une route qui la longe et de l'autre côté de la route, le camp de caravanes. Tout autour : le désert.

Il y avait aussi quelques hôtels à proximité (je ne les ai pas vus) mais franchement à part ça, rien (rien fieu! rien!). Pour ceux qui n'ont pas envie de faire du kite surf, je ne recommande pas l'endroit. Oui, parce qu'à part le kite, y'a juste rien à faire... On a eu un jour de calme plat, il n'y avait juste rien comme vent. ça tombait plutôt bien, parce que c'était juste après mes quelques jours de galère et je dois avouer que j'avais mal partout! la dernière fois que j'ai eu si mal c'était quand j'ai commencé le snowboard. c'était aussi la dernière fois que j'avais été aussi emballée par une nouvelle activité (non je sais qu'il n'y a pas de rapport, mais j'avais envie de le dire).

 Mon corps était fâché sur moi, on en a pas mal discuté par la suite, il me reprochait de le négliger et il s'est vengé en me faisant très très mal. Je le comprends, il a raison, c'est vrai que ces dernières semaines n'ont pas été les plus actives de mon existence... mais on a trouvé un accord, il m'a promis de plus me faire mal et moi je vais le sortir et le faire bouger plus fréquemment. on est à nouveau réconciliés!

Sur la fin de mon séjour a commencé le festival du kite village et j'ai eu la grande chance d'en voir les premiers jours!
En gros, il y a des compètes, plein de matos à tester, des concerts, des fêtes, des gens partout!
Ou pas vraiment en fait, enfin si un peu mais pas à ce point. Disons que c'est un festivaleke, avec plus de monde que d'habitude. Par contre il y a de vraies courses, et c'est assez impressionnant de voir tous ces gens au départ, on se demande vraiment comment ils font pour ne pas s'emmêler les kites! Ceci dit, très chouette ambiance, et il n'y avait même pas trop de gens sur l'eau, ça restait praticable. et c'était fun, ô combien fun!

Nous sommes à présent sur le chemin du retour. On a quitté Hamata dimanche matin, et on a navigué non stop jusque ce matin (mardi). C'était relativement calme tout le long, jusque la nuit dernière où le vent s'est levé d'un coup, et a commencé à souffler très fort. Ce n'était pas prévu par la météo. On a eu une nuit très mouvementée, la houle s'est levée peu après le vent et vers 3h du matin, les vagues étaient énormes et très rapprochées et vu notre allure, on en a prit plein la tronche. Ce n'était pas de tout repos. J'étais bien contente qu'on s'arrête ce matin à Port Soma (Safaga).

Demain on reprend la mer direction Hurghada où on va se ravitailler en vivres et en eau. Ensuite, direction Suez où on va embarquer un nouvel équipier. Après le passage du canal, on trace directement à Tel Aviv. Je pendrai l'avion de là vers Istanbul le 4 mai (j'ai acheté mon billet!), jour de l'anniversaire de mon neveu Benoît (des bisous avec des coeurs partout pour toi, Nino) et de ma filleule Sophie (pour toi aussi, la même chose!) et tant que j'y suis, j'en mets une couche en plus pour Mathieu! Au diable l'avarice!

Pour finir en beauté, voilà les photos! dans le désordre, parce que ça prend trop de temps, là j'en ai marre je voudrais bien retourner à mes lectures sur l'anarchisme!

le potager du camp de caravane

le jardin du camp de caravane, le potager plus haut n'en est qu'une partie



les serviettes propres, toujours présentées de façon ludique!

la tente redbull qui donne comme un air de festival
oh mais attendez, oui, c'est bien le festival! et on était encore sur la plage à boire des mojites au coucher du soleil. comme quoi on ne se refait pas.

premier jour de calme plat après mon cours, on est parti faire une balade en standup paddle. en théorie, on se tient debout sur la planche et on rame, ce qu'on avait fait pendant une heure avant de s'accorder une pause au milieu, juste entre l'île qui était notre destination initiale à laquelle on n'est jamais arrivé, parce que faut avouer que c'est quand même un peu chiant, comme le kayak sauf qu'on est debout.

mes copains kitesurfistes, quand on était pas sur l'eau, on était là!

la mangrove qui se trouve juste à côté du spot, où on est allé se balader le jour où il n'y avait pas de vent

spéciale dédicace à ma sœurette, on ne s'en lassera jamais!

la mangrove avec nous sur la photo

ma caravane, avec salle de douche privée, frigo, air conditionné et terrasse!

la mangrove sans personne sur la photo

2 commentaires:

  1. BIRTANEM , KAYMAKLIM ,
    NE GUZEL ANLATMISSIN , BIREBIR BEN DE ORADYMISIM GIBIYDI . SONRA DA KENDIKENDIME NIYE BEN BU COCUGU HALA OZLUYORUM DIYE SASIRDIM ?

    ELLERINE SAGLIK GUZEL KIZIM BENIM .
    OZLEMLERLE COK , COOOOOOOOOOOOOK OPTUK , YAVRUM .

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  2. Tu es de nouveau bien musclée! Ça peut servir...
    Je comprends que ta patience a été mise à l´épreuve quelques fois, mais tu en as vu d´autres et
    tous savent que ta volonté est sans faille. Mais, il faut le faire, bravo!
    Encore merci pour tous les récits et les photos. Tu es bien vaillante!
    Bonne continuation, bon vent et le soleil. A ce propos, un petit coucher de soleil en extra, serait super.
    Gros bisous.

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